J’ai participé au 3ème épisode de cette série de Delphine Saltel diffusée sur France Culture du 31 juillet au 4 août 2017. Vous pouvez tous les retrouver sur le site de France Culture.
J’ai participé au 3ème épisode de cette série de Delphine Saltel diffusée sur France Culture du 31 juillet au 4 août 2017. Vous pouvez tous les retrouver sur le site de France Culture.
Les Rendez-vous des jardins les 3 et 4 juin : l’ occasion de visiter le merveilleux Potager du Roi à Versailles :
Et dans toutes les bibliothèques parisiennes ou presque, on fête aussi les jardins de mai à septembre. C’est dans ce cadre des « Incroyables jardins »que j’interviendrai le jeudi 8 juin à 19h à la Bibliothèque Amélie dans le 7ème arrondissement.
Le mois de mars a vu le début de l’ exposition très attendue du Grand Palais, (sobrement) intitulée « Jardins ».
A cette occasion, parution (le 8 mars en kiosque) d’un hors-série Télérama intitulé L’Imaginaire des jardins, sous la direction de Luc Le Chatelier. De nombreuses contributions, dont celles de Monique Mosser, Alain Baraton, Charlotte Fauve et bien d’autres. J’ai eu le grand plaisir d’y participer pour cinq articles sur les écrivains et les jardins : Boccace, Rousseau, Thoreau, Flaubert et Benoîte Groult.
De très belles illustrations dont la couverture, un tableau peu connu de Dürer, font de ce numéro un réussite absolue.
Exposition au Grand Palais du 15 mars au 24 juillet :
Et aussi, au Centre Beaubourg de Metz, à partir du 16 mars : « Le jardin infini : de Giverny à l’Amazonie » :
Sur Arte, à partir du 20 mars, reprise de la série documentaire :
Des impressions de lectures, en toute liberté, sur des ouvrages que j’ai aimés…
PRINTEMPS 2017
Un monde sur mesure de Nathalie Skowronek (Grasset)
Une plongée dans l’univers du shmattes, le commerce des vêtements exercé par les Juifs venus d’Europe de l’Est. Des tailleurs juifs de Pologne au e-commerce et à la mondialisation, Nathalie Skowronek nous raconte, à travers l’histoire de sa propre famille, celle de cette profession. A la fois saga familiale et regard sur un secteur socio-économique, ce roman m’a passionnée. Ils sont peu, les romanciers à s’être intéressés au commerce. On pense au Bonheur des dames, bien sûr. Mais dans Un monde sur mesure, il s’agit moins de la lutte entre boutiques et grands magasins que de l’évolution d’un métier et de ceux qui l’exercent. « Le shmattès yiddish allait bientôt disparaître » écrit l’auteure. Et avec lui, toute une culture.
L’ordre du jour d’Eric Vuillard (Actes Sud)
Première remarque : l’éditeur et l’auteur , contrairement à tant d’autres, ont écrit « récit » sur la couverture, et non « roman ». Voilà un gage d’honnêteté. Ce récit, donc, nous transporte dans l’Allemagne et l’Autriche de février 1933 à mars 1938. Cinq ans pour monter de toutes pièces l’engrenage qui mènera à la suprématie de l’Allemagne et à la guerre. A la fois grinçant et redoutablement efficace, Eric Vuillard qui est aussi cinéaste nous fait VOIR les petitesses, les lâchetés, les renoncements, l’aveuglement de ceux qui se laisseront séduire ou berner. Puissants industriels, hommes politiques : entre compromis et compromissions, ils sont les artisans complices de cette montée en puissance. En 160 pages acides, tantôt drôles, tantôt émouvantes, Vuillard fait la démonstration de son talent d’écriture et nous met en garde contre l’aveuglement.
Sise à Beaulieu sur mer, face à la Méditerranée, la maison des frères Reinach est un hommage à l’esthétique apollinienne. Adrien Goetz dont la culture artistique n’a rien à envier à celle de ses personnages lui a consacré trois ans de recherches. Il a choisi de guider nos pas sur les traces d’un personnage de fiction, Achille, le fils de la cuisinière de Gustave Eiffel, devenu un peintre reconnu. A travers la villa Kérylos, aujourd’hui propriété de l’Institut de France, Adrien Goetz réussit, chose difficile , à tisser ensemble l’érudition, l’humour et l’intrigue : triple plaisir pour le lecteur. (d’après mon article dans le Magazine littéraire de juin 2017).
Magnifique couverture pour ce roman de « la femme au portrait », la belle Adèle Bloch-Bauer peinte par Gustav Klimt. Valérie Trierweiler dont c’est le premier roman a recréé avec talent le Vienne du début du vingtième siècle, à la fois foyer de toutes les audaces artistiques et culturelles, et capitale encore engluée dans les règles de l’empire austro-hongrois. Adèle appartient à la riche bourgeoisie juive – une « seconde société » enviée mais tenue à distance par l’aristocratie. Que s’est-il passé exactement entre le peintre et son modèle ? Valérie Trierweiler dépeint avec finesse et sensibilité les affres de cette jeune femme en mal d’enfant, épouse comblée mais attirée par Klimt, dont les nombreuses liaisons font scandale. Le style efficace, sans fioritures, évoque par moments les biographies de Françoise Giroud. Plutôt qu’y chercher comme certains journalistes des traces autobiographiques ou la révélation de ses propres sentiments (elle a déjà donné !) savourons ce roman de Valérie Trierweiler sans arrière-pensée.
(à suivre : Virginie Despentes)
Continuer la lecture de Carnet de lectures
Le jury de la Madeleine d’or, le Prix du Cercle littéraire proustien, s’enrichit d’un nouveau membre. Ou plutôt une « nouvelle » membre puisqu’il s’agit d’Elyane Dezon-Jones, spécialiste de Proust, membre de l’ITEM/CNRS, auteure de nombreux articles, en particulier sur la critique génétique de A la Recherche du temps perdu, d’éditions de Du côté de Guermantes (Flammarion) et de Du côté de chez Swann (Livre de poche). Elle a aussi écrit le savoureux Meurtre chez Tante Léonie (traduit en dix langues) et Le Fantôme du petit Marcel.
Par ailleurs, c’est avec tristesse que nous avons appris le décès de notre ami Michel Blain qui faisait partie de notre jury depuis longtemps. Sa vivacité, sa culture, son activité et son sourire nous manqueront. Quelques semaines plus tard, c’est Gonzague St Bris qui a disparu dans un accident de la route.
Le jury se compose donc de :
Evelyne Bloch-Dano (Présidente), Jérôme Clément, Elyane Dezon-Jones, Luc Fraisse, Laurent Fraisse, Jean-Paul Henriet, Jérôme Prieur.
Marie-Hélène Azibert en est la secrétaire générale.
Le Prix est attribué tous les deux ans à un ouvrage de langue française permettant la découverte ou l’approfondissement de l’oeuvre de Marcel Proust. Le précédent lauréat était Michel Schneider pour son livre L’auteur, l’autre (Gallimard).
La prochaine remise de la Madeleine d’or aura lieu au Casino de Cabourg le samedi 25 novembre 2017.
Les livres sélectionnés sont :
Madeleine d’or 2017
– Jérôme Bastianelli, Dictionnaire Proust-Ruskin, Classique Garnier, 2017
– Philippe Berthier, Charlus, éditions de Fallois, 2017
– Thomas Carrier-Lafleur L’oeil cinématographique de Proust Classiques Garnier, 2016
– Diane de Margerie A la recherche de Robert Proust Flammarion, 2016
– François-Bernard Michel Le professeur Marcel Proust Gallimard, 2016
– Jérôme Picon Marcel Proust :Une vie à s’écrire Flammarion, 2016
Et le gagnant est…Jérôme Bastianelli pour son érudit et passionnant Dictionnaire Proust-Ruskin.
Une nouvelle association est née :
A l’initiative de Daniele Sallenave, de l’Académie française, et du cinéaste Olivier Delahaye, nous nous employons à diffuser cette expérience formidable menée depuis 15 ans dans un lycée d’Ankara :15mn de lecture silencieuse chaque jour. Tout l’établissement scolaire y participe. Et pourquoi ne pas étendre cette initiative à d’autres lieux : entreprises, gares, festivals etc. ?
Continuer la lecture de Silence, on lit !
C’est l’événement de la semaine, du mois, que dis-je ! de l’année. J’avoue pour ma part être très réservée quant à l’identification de ce personnage en chapeau melon et redingote grise. Pour un ensemble de raisons (que je ne développerai pas ici), je ne suis pas du tout certaine qu’il s’agisse de Marcel Proust même s’il figura, nous le savons, parmi les très nombreux invités…Et à l’appui de mes doutes , cette démonstration impeccable par l’image (Patrice Louis dans Le fou de Proust) et par l’analyse du contexte (Jean-Christophe Antoine dans la revue L’Histoire).
Mais admirons la sublime comtesse Greffuhle, fine et aérienne !
Ah si la vie pouvait ressembler à La La Land !
Dans mes moments de mélancolie, c’est toujours vers Colette que je me tourne. Dans mes moments d’émerveillement, au jardin ou ailleurs, des passages de ses livres me reviennent. La Naissance du jour m’a souvent accompagnée ; mais j’aime aussi retrouver les romans que je fréquente moins souvent, et les lire comme si c’était la première fois.
Voici quelques occasions de découvrir Colette ou de vous replonger dans son univers
La Société des amis de Colette : Amis de Colette
– France Culture : L’émission « La Compagnie des écrivains » proposait en ce début d’année une série de quatre entretiens autour de Colette. Retrouvez en ligne les quatre émissions en podcast.
– France 3 le lundi 23 janvier à 20h30 : Un téléfilm : Colette, une femme si libre.
– Comédie Française : L’Envers du music-Hall lu par la merveilleuse Danièle Lebrun.
Un régal : un grand écrivain servi par une grande comédienne.
Du 22 février au 5 mars.
– Arte le dimanche 22 février à 21h : l’inoubliable Gigi, avec Leslie Caron.
Les dîners de Marcel Proust au Ritz où il aimait inviter ses amis ont donné l’idée au palace rénové d’honorer la mémoire de l’écrivain. Chacun sait qu’aujourd’hui, le tourisme littéraire a parfois remplacé la lecture des oeuvres. Mais en l’occurrence, le Salon Proust fera la joie des lecteurs de A la Recherche du temps perdu.
Continuer la lecture de Proust au Ritz
Quelle belle journée , ce mercredi 7 décembre ! A Rouen a donc été décerné le 1er Femina des lycéens.
200 élèves de 6 établissements de l’académie de Rouen avaient voté et défendu leurs choix par l’intermédiaire de deux délégués par classe. Ceux-ci ont délibérés de 9h30 à 12h30 dans la librairie L’Armitière. Et à 12h30, nous avons enfin su :
Tropique de la violence, de Nathacha Appanah ( Gallimard)
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